Dos críticas de “Habrás de ir a la guerra que empieza hoy”

« HABRÁS DE IR A LA GUERRA QUE EMPIEZA HOY » Exil universel, empreintes fortes et poésie sur papier

PAULA GOMES 15 MAYO 2017

Une dédicace laissée sur un livre d’origami, intitulé Papirozoo et Pablo Fidalgo Lareo se replonge dans son histoire familiale à travers le portrait de son grand-oncle, Giordano Lareo. Au fond de la scène noire, un homme de dos devant un monticule de cocottes en papier blanc. Pablo Fidalgo Lareo s’efface et l’individu se retourne. C’est soudain Giordano Lareo, sous les traits de Cláudio da Silva qui revient sur son parcours et dialogue au présent. Parti de Vigo pour échapper au régime franquiste, il devient professeur, traducteur, trésorier de la République à Buenos Aires et auteur du premier livre de figures de papier en Argentine. Un témoignage bouleversant où l’on perçoit la solitude, les tiraillements et la vie de l’exilé où se mêlent joies et espérances. Qu’aurions-nous fait en de telles circonstances ? Quelle est notre regard face aux migrants, réfugiés ? Les chemins de la mémoire et de la liberté sont sinueux, une vie ou même plusieurs générations sont parfois nécessaires.

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A travers cette création documentaire, Pablo Fidalgo Lareo revient sur la guerre civile qui a divisé l’Espagne et fait plus de 400 000 morts, une plaie restée ouverte. Si certains se sont murés dans le silence, d’autres ont quitté le pays définitivement. La mise en scène déroule la vie de l’homme qui pose des cocottes en papier sur scène avec un geste maîtrisé, annonçant une fin inéluctable. Ces figures n’apportent pas grand chose sauf peut-être quand le comédien y associe du mouvement, telle l’image de la naissance. La dramaturgie est renforcée par l’adresse au public, faisant jaillir la réalité de l’exil au présent. Cláudio da Silva habite ce personnage avec une force naturelle et magistrale. Ses propos sont empreints de mystère, il promet une explication plus tard gardant ainsi l’attention du public. En effet, l’acteur portugais a lui aussi connu l’exil comme nous le découvrons à la fin. Né en Angola, sa famille revient au Portugal suite à la décolonisation du pays, accélérée par la révolution des oeillets en 1974. Le texte fort de Pablo Fidalgo Lareo est d’une poésie rare et précieuse. L’exil consenti ou pas laisse des traces dans la vie et dans les mémoires bien au-delà de ce que l’on peut imaginer. Un voyage poétique dans le temps et l’espace, un exil qui se déroule à l’infini et dont la portée est universelle.

Habrás de ir a la guerra que empieza hoy

Ce spectacle est au programme de la 8ème édition de Chantiers d’Europe, un festival dirigé par Emmanuel Demarcy-Mota qui met à l’honneur les artistes et les compagnies de pays voisins. Issus d’une génération née après les grandes guerres, les révolutions, leur regard est engagé et singulier dans une Europe pleine d’incertitudes et à l’épreuve de crises sociales, politiques et morales. Des créations diversifiées et un renouveau des codes d’un théâtre documentaire, citoyen et participatif pour réaffirmer le rôle de la culture et du partage aujourd’hui. Des rendez-vous à suivre jusqu’au 24 mai avec deux expositions à l’Espace Pierre Cardin : Révolution et Démocratie, le rappel des oeillets un regard sur la révolution de 1974 au Portugal qui mit fin à la plus longue dictature d’Europe et Le Dôme – Migration 2 de la Cie Good Chance Theatre (Royaume-Uni), lieu d’échanges et de rencontres autour de films, œuvres d’art et performances effectués auprès des migrants à Calais et à Paris.

 

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La carta e le sue pieghe nella pièce di Pablo Fidalgo Laero a Lubiana

Patrizia Farinelli. 26 Agosto 2017

Poggia su dei semplici fogli bianchi Habrás de ir a la Guerra que empieza hoy, pezzo del poeta, drammaturgo e regista spagnolo Laero, direttore artistico de Escenas do Cambio. Festival de invierno de teatro, danza y Arte di Santiago di Compostela. Poggia su dei semplici fogli bianchi, perché, in termini concreti, sono degli uccelli di carta, costruiti con la tecnica dell’origami, a farne l’unico oggetto di una scena improntata all’essenzialità, e anche perché, in termini metaforici, il concetto di foglio bianco vi apre una serie di riflessioni di tipo poetico, metapoetico, storico ed esistenziale. A valenza doppia dunque la presenza di carta nella pièce, a ricordare, come voleva Calvino, che in ambito estetico la leggerezza non esclude peso. E quell’equilibro, qui, c’incanta. Ha incantato, più precisamente, il pubblico presente alla rappresentazione datane a Lubiana il 25 agosto, nel corso del festival Mladi levi (18.-27.8.2017) una rassegna internazionale di spettacoli di scena, che compie vent’anni, e dove questa proposta, assieme a quella di Rau (Five easy pieces) spiccava per qualità.

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Costruito come un soliloquio, preceduto e seguito da due brevi innesti autobiografici, Habrás de ir a la Guerra que empieza hoy porta a incontrare Storia, microstoria e racconto. Se la riflessione politica vi resta sempre presente sullo sfondo, veicolata, com’è, dalla vicenda di Giordano Lareo, uomo di idee repubblicane finito in Argentina per sfuggire al franchismo, tale riflessione non si risolve poi certamente solo in termini di lotta contro un regime dittatoriale. Già il titolo, nella sua ambiguità, lo segnala. Il caso bizzarro dell’esule che costruisce origami e ci scrive sopra anche un manuale (Papirozoo), fa piuttosto da generatore a domande sul senso della vita e della parola. Al centro di un discorso che, nella resa datane sulla scena dal portoghese Cláudio da Silva coinvolge in modo raffinato e graffiante anche gli spettatori, stanno la guerra quotidiana con le questioni urgenti che uno – tanto più se «sta fuori» – si pone. Un’idea di politica che passa, allora, anche per il compito di raccontare (ai propri figli?) che cosa sia il mondo o per quello di (rac-)cogliere i segni di quanto il fare umano traccia: nella loro diversità, nel loro sapore.
Inutile ricordare che «foglio bianco» sta per possibilità, per progetto. E che carta dice scrittura, dice memoria. Ma attività di memoria vuole ripetizione – si pretende in quel discorso. Di conseguenza sono dei gesti ripetuti, in cui si lascia cogliere tanto il passare del tempo quanto la tenacia di un progetto, a improntare il movimento durante la performance. Un movimento che tesse lentamente la trama di un esistere, configurando lo spazio attraversato. Se dalla possibilità racchiusa in una manciata di fogli bianchi può uscire anche una grande pagina scritta, Lareo e la sua équipe ce ne regalano una pregnante, aerea. Da leggere, da vedere. E magari la prossima volta in Italia.

 

 

 

 

 

 

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